Afat/Selectour : une nouvelle pression sur les fournisseurs
Réunis pour la première fois en congrès commun à Séville, les deux réseaux Afat Voyages et Selectour ont annoncé différents partenariats dans le secteur Affaires et Tourisme. Le nouvel ensemble représentant 2,9 milliards d'euros, dont 1,2 million d'euros en aérien et 800 millions en tourisme, la pression sur les fournisseurs se fait clairement sentir. Tout d'abord, AS Voyages a signé un accord bilatéral avec American Express, en dehors du G4, où Afat et le major américain sont déjà partenaires. Cet accord concerne une quarantaine de compagnies aériennes, hors Air France, qui ne sont pas traitées dans le G4, et qui dépendent des négociations européennes d'American Express. Selon les deux présidents Jean-Pierre Mas et François-Xavier de Boüard, les tarifs obtenus bénéficieront particulièrement aux Pme clientes des agences. Côté tourisme, AS Voyages multiplie les stratégies, pour contrer les deux blocs Thomas Cook et TUI. Un accord croisé a été passé avec le groupe Transat France, qui compte 600 000 clients sur ses trois marques Look, Vacances Transat et Amplitude. Les 35 agences à l'enseigne Look deviennent adhérentes d'AS, et une cinquantaine d'enseignes devraient voir le jour courant 2010 dans le réseau unifié. En contrepartie, le groupe Transat s'engage à réaliser une brochure en marque blanche pour les 1150 points de vente du réseau AS et à faire figurer les agences sur ses sites internet quatre mois par an. Par ailleurs, AS a référencé un nouvel opérateur, NG Travel (Boomerang, Ilea tours, Promoséjours, Directours), qui va produire en marque blanche sur internet et sous forme de brochure pour le réseau. En tout, 7 brochures seront déployées en partenariat avec une dizaine de TO déjà référencés. Enfin, près de 800 agences du réseau, à condition qu'elles soient labellisées Afat ou Selectour, pourront revendre le Club Med, contre 500 actuellement. Les taux de commission sont en cours de définition.
Moneydirect multiplie les pistes de développement
« En 2009, nous avons signé autour de 500 clients à l'extérieur de nos marchés historiques (ndlr : Australie et de Nouvelle-Zélande) ce qui renforce notre confiance dans notre modèle » indique Laurent Chartier, responsable des opérations de la plateforme de paiements sécurisée MoneyDirect à destination des acteurs du tourisme. Lancée conjointement par les fournisseurs technologiques Sabre et Amadeus en septembre 2007, la plateforme a attiré jusqu'à présent sur le marché français les voyagistes Fram ainsi que Thomas Cook, dont les signatures de nouvelles agences se poursuivent toutes les semaines : « Nous envisageons une implémentation totale au niveau des deux groupes pour la fin de l'année ou le début de l'année 2010 » explique Laurent Chartier. MoneyDirect a également signé récemment avec le réseau national de locations de salles et de séminaires CDS, et a implémenté une dizaine d'établissements hôteliers de cette plateforme. Dynamique, le marché français l'est sans doute un peu moins que l'Amérique du nord où la société de paiements a d'ores et déjà pu lancer un nouveau produit, virtual credit card, soit une carte de crédit virtuelle où le bénéficiaire tout comme le montant et la plage d'utilisation sont définis d'avance. Le développement de cette carte trouve son origine dans deux problématiques complémentaires : « Il s'agissait d'une part d'éliminer complètement le risque de fraude, qui existe dans le cadre de cartes de crédit conventionnelles » explique le responsable des opérations de MoneyDirect, «ce type de cartes permet aussi de faciliter les opérations de réconciliation de comptes ». Au cours de l'année 2009, la société s'est aussi intéressée aux paiements transfrontaliers, lesquels requièrent bien souvent un paiement dans des devises différentes : « alors qu'actuellement, nous traitons beaucoup de paiements domestiques, nous entendons nous développer dans le secteur des paiements internationaux et nous travaillons actuellement à étendre le nombre de devises disponibles » explique Laurent Chartier. La facturation est aussi un secteur dans lequel la société souhaite développer son expertise, en particulier à destination du voyage d'affaires. Historiquement plus spécialisé dans le segment loisirs, Moneydirect s'est d'ailleurs aventuré cette année dans ce secteur en signant un accord avec QBT, l'un des TMC (Travel Management Companies) les plus importants en Australie. Enfin, la société pourrait aussi à terme s'adresser au segment des compagnies aériennes : « Notre clientèle la plus naturelle serait celle des compagnies à bas coûts dans la mesure où elles n'utilisent pas le système IATA à l'image des compagnies aériennes traditionnelles. Mais ce n'est encore qu'un projet ». conclut le responsable des opérations de Moneydirect.
Gulf Air annonce un projet de restructuration
Après avoir étudié le dossier pendant trois mois, le gouvernement de Bahreïn a décidé d'approuver un plan de restructuration pour la compagnie Gulf Air, qui perd plus d'un million de dollars par jour. Ce projet passe par la suppression de routes long courriers non rentables à l'image de Shanghai, Hyderabad et Bangalore au profit de vols directs entre Bahreïn et d'autres états du Moyen-Orient. Au total, son réseau couvrira jusqu'à 56 villes comparé à 43 à l‘heure actuelle. Le directeur général de la compagnie Samer Majali a indiqué que si rien n'était fait, Gulf Air pouvait perdre l'équivalent de 2,65 Mds de dollars au cours des cinq prochaines années.
Les banques bénéficient du mouvement de consolidation des compagnies aériennes
S'il est bien un secteur qui tire profit du mouvement de rapprochement des compagnies aériennes, c'est bien la banque et la finance. Selon des statistiques compilées par la société Dealogic, les recettes engrangées par les banques dans les opérations de fusions-acquisitions liées au secteur aérien européen ont atteint 39 millions de dollars depuis le début de l'année 2009, soit le montant le plus important jamais enregistré. Si la fusion entre Iberia et BA à hauteur de 2,7 Mds de dollars arrive à son terme, elle constituera, selon Dealogic, la transaction la plus lucrative pour les banques, toutes opérations aériennes européennes confondues.
Grève: Willie Walsh se montrera ferme
Dans un entretien au quotidien britannique the Financial Times, Willie Walsh, le directeur général de la compagnie aérienne britannique British Airways, a promis de se montrer ferme sur le différend qui oppose le transporteur à ses personnels navigants commerciaux qui menacent de faire grève juste avant les vacances de Noël. Le directeur général a bien souligné qu'il n'y aurait pas cette fois-ci d'accords de la 11e heure, à l'image de ce qui s'était déjà passé en janvier 2007 avec la même catégorie de salariés. Le dirigeant a indiqué que les réductions de coûts à hauteur de 130 millions de livres décidées par la direction étaient vitales à la survie de British Airways.
Le terminal 2 de l’aéroport de Londres-Heathrow ferme ses portes
Après 54 ans de bons et loyaux services, le terminal 2 de l'aéroport de Londres-Heathrow va fermer ses portes pour rouvrir en 2014, après une étape de rénovation à hauteur de 1 Md de livres qui va démarrer début 2010. Le terminal a accueilli 316 millions de passagers depuis son ouverture et pour la seule année dernière, 7,5 millions de voyageurs y ont transité. Le dernier avion qui s'y posera avant la fermeture sera un vol Air France en provenance de Paris.
Inter-Hotel dépasse la barre des 50 adhésions en 2009
La chaîne volontaire Inter-Hotel a annoncé aujourd'hui 51 nouvelles adhésions en une année, ce qui porte le total d'établissements de la Société Européenne d'hôtellerie à 308 au 1er janvier 2010, comparé à 271 dans le guide 2009. C'est l'enseigne Inter-Hotel, sur le créneau de l'hôtellerie indépendante de milieu de gamme, qui a rencontré le plus de succès, avec un total de 27 nouveaux membres, notamment à Paris avec 3 établissements ainsi qu'à Rouen, Nantes, Orléans, Pau, Lyon ou Saint-Malo. La nouvelle marque P'tit Dej-Hotel, spécialisée dans l'hôtellerie économique de qualité, a attiré 21 adhérents (841 chambres) répartis sur toute la France. Enfin, la marque Qualys-Hotel, également récemment créée sur le segment de l'hôtellerie haut de gamme à forte personnalité, a accueilli ses trois premiers établissements. La direction de la centrale explique cet afflux d'adhésions par l'attrait du savoir-faire de la chaîne. Le lancement des nouvelles marques aurait aussi permis à ces hôteliers d'y affilier leur « deuxième ou troisième établissements et utiliser l'ensemble des services très complets de la SEH (...) ».
L’Espagne constate une embellie
Au cours des dix premiers mois de l'année, l'Espagne a reçu 46,68 millions de touristes étrangers, soit un recul de 9,3% par rapport à la même période en 2008, selon des données publiées par le ministère de l'Industrie, du Tourisme et du Commerce. Le ministère a souligné que le rythme de baisse avait ralenti le mois dernier à comparer aux mois précédents. Sur cette période, le premier marché émetteur est resté le Royaume-Uni, avec 12,1 millions de touristes - en recul de 15,7% sur une année. Avec 8 millions de touristes, le marché allemand arrive en seconde position ( -11,1% de moins) tandis que la France occupe la troisième place, avec 7,14 millions ( -3,2%). Parmi les régions espagnoles les plus visitées, la Catalogne a attiré 11,49 millions de touristes sur les dix premiers mois de l'année, ce qui représente néanmoins un recul de 10,9% en une année. Elle est suivie par les Baléares (8,78 millions de touristes , -9,3%), les îles Canaries et l'Andalousie, avec respectivement 6,6 et 6,5 millions de visiteurs. Pour le seul mois d'octobre, l'Espagne a reçu 4,6 millions de touristes, soit une baisse de 3,6% sur une année.
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